Chris Marker: (Le livre impossible) by Maroussia Vossen

Daughter Owl Chris MarkerOut of the blue, we learned of a new and quite intimate book on Chris Marker (‘un centre mouvant’), written by his adopted daughter Maroussia Vossen.

Marker’s life went into his work, and his personal life remained and remains a mystery to a great many of his fans. This new book, which can be found at Amazon.fr currently, promises to be a welcome respite from scholarly publications, and an insight into the oft-guarded personal side of the auteur. That Marker was loyal to his intimates has been clear, with testimonies coming since his death from many sides, including Pierre Lhomme and Patricio Guzman.

His friends were so numerous, yet each relationship, as attested to by Maroussia, was set in a kind of sacred space – just the opposite of social space with its flattening of relationships into connections, friends, followers… There is in this publication an aura of glimpsing into the center of the storm of a wildly productive life, at the most intimate and non-public relationship perhaps of all.

It is a welcome arrival. As we await its physical arrival from amazon.fr, we can at least ruminate and quote some preliminary texts that are posted on the publisher’s site, le-tripode.net. What was impossible during Marker’s life comes to life here, the impossible book somehow made possible.

Chris Marker (Le livre impossible)

Maroussia Vossen

« Ce texte n’est ni un roman, ni un essai ; encore moins une biographie. C’est le récit fragmentaire de mon lien à Chris Marker, de ma naissance à sa mort. »

L’un est un cinéaste mythique, l’autre sa fille d’adoption. L’un a fait de sa vie un mystère, l’autre en a été le témoin.

Avec justesse et humilité, Maroussia Vossen fait le récit sobre d’une filiation peu banale et révèle le portrait d’un artiste hors du commun, qui s’évertua jusqu’à sa mort à demeurer une énigme.

Artiste et écrivain, Chris Marker est notamment l’auteur d’un film culte : La Jetée.

L’Auteur

Née en 1955. Danse, chorégraphie, enseigne, aime les chats.Le Tripode, Chris Marker (Le livre impossible)

Maroussia Vossen, Chris Marker Le livre impossible

Préambule

Ce texte n’est ni un roman ni un essai; encore moins une biographie.

C’est le récit fragmentaire de mon lien à Chris Marker, de ma naissance à sa mort.

Je n’évoquerai pas le cinéaste, laissant ce travail à ses commentateurs. Je ne peux que restituer quelques instants partagés avec lui, à mesure qu’ils me reviennent en mémoire : plus de cinquante ans de souvenirs.

À peine sortie de l’enfance, je me suis rendu compte qu’il cloisonnait ses relations. Cela lui permettait d’avoir un échange privilégié, un rapport singulier avec l’autre, de construire un cercle dont il serait le centre, mais un centre mouvant. Ainsi, chacun peu aujourd’hui parler de ‘son’ Chris.

Mon point de vue (ou de vie) est fait de plusieurs regards. Celui d’une enfant qui cherche un père ; celui d’une adolescente à la fois rebelle et impressionnée par cet homme qui avait l’allure d’un grand fauve ; celui enfin d’une femme adulte, engagée dans sa propre voie artistique. Ce dernier regard est probablement le plus critique. Mais, quoi qu’il en soit, notre relation ne s’est jamais départé d’une forme de reconnaissance réciproque. On peut dire que notre lien était là et au-delà des mots, comme il était hors de toutes règles conventionnelles.

Chris Marker était un personnage complexe, ses multiples noms d’emprunt sont autant de preuves de son exceptionnelle capacité d’adaptation ; il m’a toujours été difficile d’en cerner les contours. Paradoxal, contradictoire, imprévisible… Ce ne sont que des mots. Immanquablement, il échappait à quiconque voulait l’enfermer dans une définition.

Maroussia Vossen, Chris Marker (Le livre impossible)

Extract published by Le Tripode on Issuu

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One thought on “Chris Marker: (Le livre impossible) by Maroussia Vossen

  1. bricoleur says:

    Presse
    Elle n’a pas joué à l’écrivain, préférant au récit linéaire et construit laisser libre cours à des explosions de souvenirs sous forme de fragments. Son parti pris donne à cette évocation une sensibilité, une douceur, une tendresse dénuées de toute mièvrerie et bien mises en valeur par l’édition de ce livre subtilement illustré. Des détails, des anecdotes, des souvenirs personnels, mais aussi son grain de voix, son regard, son tremblement intérieur.
    Pierre Assouline

    “Pas de révélations, pas de linge sale à laver, pas d’interpretation qui forcerait le sens d’une vie insaisissable. La sensibilité, la pudeur et le respect ont dicté à Maroussia Vossen le récit fragmentaire de son lien avec son “père d’âme”.
    Nicolas Azalbert – Les Cahiers du cinéma- Mai 2016

    Réécouter Maroussia Vossen sur France inter – Pulsions parentales du 3 mai

    Revoir l’interview de Maroussia Vossen sur Ciné+ – Canal+

    “Je ne connais toujours pas Chris Marker, disparu en 2012 -litote qui semble n’exister que pour ce personnage et faire écho à l’aura qu’il nourrissait. Grâce à celle qu’il s’était choisie pour fille, car une filiation biologique eût été trop simple, je comprends mieux pourquoi. Personne ne connaissait vraiment Chris Marker. Maroussia Vossen guère plus que d’autres, à l’en croire, ce qu’elle nous dépose en témoignage n’étant rien que « deux ou trois choses (qu’elle) sen(t) de lui ». Pourtant, par cette écriture en première personne, discrète, réservée comme devaient l’être sans doute l’enfant puis la jeune fille et la femme auprès du dandy, dans un flux de souvenirs où l’anecdote n’est jamais superflue, où l’épisode trace chaque fois un peu plus, sur quelques pages, les volutes complexes d’une esquisse de Marker, nous nous approchons à pas de loup, de peur qu’il s’irrite et disparaisse encore, de l’homme qu’elle a fini par apprivoiser.” Simples instants – Le blog

    “Il reste de la petite fille sans parole des traces dans les phrases économes que Maroussia Vossen a assemblées dans ce récit court composede notes patiemment accumulées puis élaguées geste littéraire qui ressemble a celui épure de cette “danseuse piétonne”. Subjectif sans êtreidolâtre ni fétichiste ce « livre impossible » prend aussi par moments des accents de lettre posthume.” Livres Hebdo

    Elle brosse par petites touches le beau portrait d’un homme coquet et séducteur, d’un poète “visionnaire, écroché, à la parole brève, mais toujours juste. Magazine Aujourd’hui en France

    “Est-ce une biographie, un essai, un roman ? Rien de tout cela. (…) Ce livre n’est rien de moins que l’hommage d’une fille pour son père.” Marilyn Anquetil – Librairie Mollat

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