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France Culture Podcasts – Conversations on Chris Marker

We have been following with appreciation the podcasts of France Culture on the occasion of the phenomenal Sept Vies d’un Cinéaste exhibition/retrospective, conversations that touch on Chris Marker’s life, friendships and wisdom in a way that the written word has a harder time achieving – the Costa-Gavras conversation is exemplary in this regard. There is an intimacy to the spoken voice that comes through vividly, and the questions posed by Albane Penaranda are always on target.

To state the obvious: all France Culture podcasts in the Chris Marker series are in French, and rapid spoken French at that. Repeat listenings are recommended. We thank France Culture for allowing the exporting of iframe audio player code, so these podcasts can be shared on the web. All quotations below are copyright © France Culture and taken from the articles that accompany the podcasts, at www.franceculture.fr under the rubrique Les Nuits de France Culture.

These valuable supplements to the current exhibition put us in proximity with the co-creators of the exhibition / retrospective, Christine van Assche and Raymond Bellour, with the young Marker himself – like Benjamin, making early forays into radio as yet another medium of expression – and with his close friend and fellow cineaste Costa-Gavras. The three van Assche & Bellour episodes demonstrate their deep familiarity with and lucid insight into Marker’s work, the awe they hold it in, as well as the enormity of the Marker archive at their/our disposal now at the Cinémathèque française.

Qui était Chris Marker

En décembre 2012, pour “Une vie, une œuvre”, Virginie Bloch-Lainé rassemblait les morceaux du puzzle Marker. Ecrits, photographies, films, vidéos, dessins et mondes virtuels l’univers de Chris Marker était raconté par Claude Lanzmann, Régis Debray, Raymond Bellour, parmi d’autres.

Arles 2011 Chris Marker exposition - Photo Gérard Julien, afp

“Jusqu’à la fin des temps”, un essai radiophonique de Chris Marker

L’écriture, plus que l’image, a occupé les premières années du parcours de Chris Marker. À la revue Esprit notamment, dans laquelle il publia de nombreux articles entre 1947 et 1955. Il y eut aussi la poésie, un roman, Le cœur net, en 49, et en 52 un essai sur Jean Giraudoux. Tout naturellement, le texte, l’écriture, menèrent Chris Marker à plusieurs reprises vers les studios de radio : Solitude, diffusée en 1943, à la radio nationale, une pièce radiophonique écrite sous le pseudonyme de Marc Dornier… L’Aube noire, en 1949, sur Paris-Inter, dans le cadre d’une émission de poésie… Toujours en 1949 et sur Paris-Inter, Cirque de notre vie dans la collection Les argonautes… Et aussi, La Peur à la radio : le fantastique, en 1950, une émission de science-fiction encore sur Paris-Inter, écrite par Chris Marker, Jean Basset et Pierre Schaeffer.

Jusqu’à la fin des temps, l’émission de la RDF est un essai dramatique d’un peu moins de vingt minutes que Chris Marker signa en 1949. Un récit empreint d’inquiétude, au temps d’un après-guerre irréel, dans lequel, comme dans un mauvais rêve, le monde menace de s’abîmer.

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“Chris Marker était quelqu’un qui, impulsivement, écrivait, on a l’impression qu’il écrivait plus vite qu’il ne pensait”

A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française, Albane Penaranda propose une “Nuit Chris Marker” avec des archives et des entretiens, pour commencer avec Raymond Bellour et Christine Van Assche. Entretien 1/3 avec les co-commissaires de l’exposition.

Nuit Chris Marker – Entretien avec Raymond Bellour et Christine Van Assche

A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée à La Cinémathèque française, Albane Penaranda propose une “Nuit Chris Marker” avec des archives et des entretiens. Deuxième partie de l’entretien avec Raymond Bellour et Christine Van Assche. Entretien 2/3 avec les co-commissaires de l’exposition.

Nuit Chris Marker – Dernier entretien avec Raymond Bellour et Christine Van Assche

A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée à La Cinémathèque française, Albane Penaranda propose une “Nuit Chris Marker” avec des archives et des entretiens. Troisième et dernière partie avec Raymond Bellour Christine Van Assche (co-commissaires de l’exposition).

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Costa-Gavras : “Sur un film Chris Marker ne voulait pas être le chef, il voulait être parmi les créateurs, cela c’est exemplaire”

Entretien avec le Président de La Cinémathèque Française, Costa-Gavras, qui était un des plus proches amis de Chris Marker. A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée et de la “Nuit Chris Marker”, il revient sur cette amitié et sur l’oeuvre de Marker.

Costa-Gavras, Ami de Chris Marker et Président de la Cinémathèque française

Christine van Assche & Raymond Bellour, les co-commissaires de l’exposition

Chris Marker, Never Explain, Never Complain @ DOXA

There is a new film out entitled Chris Marker, Never Explain, Never Complain, by Jean-Marie Barbe & Arnaud Lambert. The film is to be shown as part of the 2017 DOXA Festival called “French, French” taking place 4-14 Mai 2017 at the Cinémathèque in Vancouver, BC, and will move to theh Pacific Film Archive in Berkeley after that (not sure of dates yet). For the news and the PDF of the DOXA press booklet I am grateful to Christine van Assche.

The festival will show recent French documentary films alongside a selection of Marker’s work, including Une Journée d’Andrei Arsenevitch, Le Souvenir d’un avenir, Chats perchés, Le Tombeau d’Alexandre, Le Fond de l’air est rouge, and L’Héritage de la chouette.

The program is curated by Thierry Garrel. If you dig a bit, you can find a Marker-related essay by Garrel on the DOXA site called “Two Cats, An Owl and a Lot of Nice Human Beings.” Garell writes:

As an opening to this retrospective, Chris Marker, Never Explain, Never Complain (2016), by Jean-Marie Barbe and Arnaud Lambert, portrays the cinéaste and his works through the testimonies of seven people who knew him and worked with him – including Wim Wenders, Patricio Guzman, and … yours truly, as I had the privilege to collaborate on the production side while working for French Television at INA, La Sept and ARTE, with all the films presented!

Here’s the text from the program on the new bio-essay-doc:

Chris Marker, Never Explain, Never Complain

Jean-Marie Barbe & Arnaud Lambert, France, 2016, 144mn

La vie et l’oeuvre de Chris Marker pourraient remplir plusieurs volumes — même un train de marchandises ! — mais Jean-Marie Barbe et Arnaud Lambert les brossent allègrement en tout juste 144 minutes. En répondant à la question : “Qui est Chris Marker ?”, chacun de leurs interlocuteurs convoquent à chaque fois un univers et des réalités différentes. Comme Wim Wenders, qui s’est saoulé à mort avec Marker dans un bar de Tokyo : “Cette nuit à La Jetée, nous avons parlé, parlé, mais nous avons bu tant de sake et de vodka… que j’ai presque tout oublié”. Ou André S. Labarthe, qui résume : “c’était un esprit libre.” Ce qui est sûr, c’est que tout au long de sa carrière, Marker ne s’est jamais satisfait de n’être qu’un ni de ne faire qu’une seule chose. Écrivain, cinéaste, photographe, érudit, dessinateur, amoureux des chats – on ne saurait le qualifier en un mot. Sinon peut-être : génie.

The life and work of Chris Marker could easily fill several documentary portraits, maybe even several freight trains, but directors Jean-Marie Barbe and Arnaud Lambert have kept it to a brisk 144 minutes. “Who is Chris Marker?” — is the question posed by the directors/interlocutors, and every answer reveals a different reality. Some of the recollections are funny and bittersweet, such as Wim Wenders getting blind drunk with Marker at a bar in Tokyo. “That night at La Jetée is the time when we talked most, but we drank so much sake and vodka that we forgot most of it,” says Wenders. As André S. Labarthe states simply: “He was a free spirit.” One thing is clear, over the length of his career, Marker was never content to do or be only one thing. Writer, filmmaker, photographer, polymath, cartoonist, cat lover — there is no single term that quite suffices. Except, perhaps, genius. -DW

Download Program (PDF)

Check out the DOXA site for more information.

Here’s the page for the Chris Marker retrospective.

According to the DOXA site, “Jean-Marie Barbe is the president of Tënk, the first online platform dedicated solely to auteur documentary. The goal is to provide access to the very best in nonfiction cinema to the widest possible audience. Tënk’s curatorial team of discerning documentary professionals selects films, drawn from festivals, and organizes them thematically.” [source]

Arnaud Lambert is no newcomer to Chris Marker investigations. He is the author of the brilliant, comprehensive volume – in French despite its English title – Also Known as Chris Marker, published in 2013 by LePointduJour.

Arte to Release “La Trilogie des Balkans” Chris Marker DVD

balkan-trilogy

In an email from April 26th, Sabrina Bendali of Arte France writes of the upcoming release of three Chris Marker films that have been put together into a “Balkan Trilogy.”  The overall title of the DVD is La trilogie des Balkans, set for DVD release on June 7, 2016 and containing the following films:

  • Le 20 heures dans les camps (1993, 26″)
  • Casque Blue (1995, 26″)
  • Un maire au Kosovo (2000, 27″)

Additional materials and details:

  • Slon Tango (4 min. short)
  • interviews with François Crémieux and Jean-Michel Frodon (30 min.)
  • accompanying booklet (20 pages)
  • TRT: 2 hours
  • Language: French with French sub-titles for deaf and hearing-impaired

“Je me permets de vous écrire pour vous signaler la parution le 7 juin prochain du dvd La trilogie des Balkans, dvd qui comprend trois films : Le 20 heures dans les camps, Casque Bleu et Un maire au Kosovo.

Ensemble, ces trois brèves réalisations offrent une perception d’une rare acuité de ce qui s’est joué en ex-Yougoslavie durant la dernière décennie du 20e siècle. […]

Merci et bonne fin de journée.
Sabrina Bendali, Service press ARTE Éditions

More information and purchase are available at boutique.arte.tv/f11125-chris_marker_trilogie_balkans

Here’s an overview from the press release:

À travers les décennies et les convulsions de l’histoire, Chris Marker a toujours fait preuve d’une réactivité sensible et intelligente aux événements de la planète. Ce fut à nouveau le cas avec les guerres balkaniques des années 1990 : 45 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la guerre était de retour en Europe, des camps de concentration étaient ouverts à 500 km de Munich. En 1991-1995, une ville d’Europe symbole du multiculturalisme, Sarajevo, subissait le plus long siège de l’histoire moderne, les civils étaient abattus en pleine rue, la purification ethnique justifiait massacres et viols de masse, la communauté internationale prouvait que, malgré les leçons du siècle qui se terminait, elle restait impuissante à empêcher l’horreur, quand elle n’en devenait pas complice comme à Srebrenica. Dès le début des conflits en ex-Yougoslavie, Marker fut l’un des premiers à réagir. Il devait leur consacrer trois films, chaque fois selon une perspective originale qui, décalant l’observation journalistique ou le plaidoyer de principe, approchent davantage la vérité de ce qui est en train de se jouer, et les liens de ces événements avec le reste du monde.

Rough English Translation

Across the decades and the convulsions of history, Chris Marker always proved himself a sensible and intelligent guide to the events of the planet. This was true once again in the case of the Balkan wars of the 1990s. Forty-five years after the end of World War II, war returned to Europe. Concentration camps were opened around 500 kilometers from Munich. From 1991 to 1995, the European city Sarajevo, symbol of multi-culturalism, suffered the longest siege in modern history. Civilians were killed in the middle of the street, ethnic ‘purification’ justified massacres and mass rapes. The international community proved that, despite the lessons of the century that was ending, it remained impotent at preventing such horror, even becoming complicit in the case of Srebenica. From the beginning of the conflicts in ex-Yugoslavia, Marker was one of the first to react. He devoted himself to three films, each time following an original perspective which, offsetting journalistic observation or ethical plea, approached the truth of what was unfolding, and the links of these events to the rest of the world.

jaquette-trilogie-balkans

Special thanks to Christine van Assche for the ‘jacquette’ image above. Click to enlarge.

Film Summaries

Le 20 heures dans les camps – 26 min
1993. Au camp de Roska en Slovénie, des réfugiés bosniaques, dépouillés de tout ce qui leur appartenait, entreprennent de se réapproprier au moins l’information, en créant une télévision sur cassettes dotée de tous les éléments de la “vraie” télévision : présentateurs, jingles et piratage des émissions qui parlent d’eux.

Casque bleu – 26 min
Le témoignage d’un jeune médecin conscrit qui s’est engagé en 1994 comme casque bleu pour partir en mission en Bosnie. Après 6 mois dans la poche de Bihac, François Crémieux est de retour en France. Quel bilan tire-t-il de son expérience ? Que reste-t-il de ses attentes, de ses projections, de ses fantasmes d’avant le départ ?

Un maire au Kosovo – 27 min
En 1999 Marker recueille le témoignage de Bajram Rexhepi maire de Mitrovitsa, ville devenue célèbre à cause de son pont qui la coupait en deux et séparait la population albanaise du dernier bastion serbe. Bajram Rexhepi a été engagé comme chirurgien, dans l’Armée de libération du Kosovo. Il parle de son engagement et analyse avec lucidité les circonstances qui l’ont fait maire de Mitrovitsa.

PS: For those in Paris on May 28th, check out this symposium on Chris Marker et la photographie: www.fabula.org/actualites/….

Chris Marker et la photographie

chris-marker-et-la-photographie

What: Journée d’étude | Day of Study

Title: Chris Marker et la photographie | Chris Marker and Photography

Who: Vincent Jacques, avec la participation de | with the participation of:

  • Philippe Bazin
  • Christa Blümlinger
  • Pierre Gaudin
  • Vincent Jacques
  • François Niney
  • Bamchade Pourvali

When: samedi 28 mai 2016 | Saturday May 28th, 2016 – Institut national d’histoire de l’art (INHA), Salle Vasari | 2, rue Vivienne – 75002 Paris

Additional information at fabula.org: la recherche en littérature & www.ciph.org.

Chris Marker et la photographie

Organisation scientifique : Vincent Jacques (ENSA Versailles / LéaV)

Samedi 28 mai 2016 à 10h

Salle Vasari, Institut national d’histoire de l’art (INHA), 2 rue Vivienne, 75002 Paris

S’il s’est fait mondialement reconnaître comme cinéaste grâce à des films comme La Jetée, Le fond de l’air est rouge ou Sans Soleil, le cinéma et la vidéo n’épuisent pas la pratique de l’image de Chris Marker. En effet, une constante de son oeuvre consiste en l’usage de la photographie. Entre 1956 où il publie son premier portfolio Clair de Chine dans la revue Esprit et l’exposition Passengers à New York dans les galeries de Peter Blum en 2011, il aura pratiqué le genre à intervalle régulier et publié cinq recueils de photo, Les Coréennes (1959), La Renfermée. La Corse (1981), Le Dépays (1982), Staring Back (2007) et Passengers (2011). Quatre de ces recueils sont accompagnés d’un texte de l’auteur (La Corse est écrit par Marie Susini) : comme c’est le cas dans toute la production de Marker, quel que soit le médium, la photographie participe d’une démarche plus large que l’exploitation d’une seule modalité d’expression.

Notre journée d’étude se propose donc d’aborder l’oeuvre par le biais de la photographie, c’est-à-dire d’étudier le travail photographique de Marker en lui-même et dans le cadre d’une démarche plus générale. Soulignons d’emblée que ce travail n’a jamais vraiment été entrepris, les textes sur Marker étant quasi exclusivement consacrés à ses films tandis que les histoires de la photographie contemporaine font systématiquement l’impasse sur cette part de l’oeuvre. L’approche du travail photographique de Marker se fera selon trois axes. 1- Analyser comment l’auteur brouille la limite entre les genres (cinéma, essai, installation, jeux vidéo…) dans une recherche constante de nouvelles articulations entre l’image et le texte. 2- Étudier comment se construisent les séries de photographies en vue d’écrire et de réécrire en permanence la mémoire du siècle, à la lisière de l’intime et du collectif. 3- Aborder la question du traitement informatique de l’image photographique : quels sont les enjeux des manipulations opérées grâce aux logiciels de retouche numérique qui deviennent la marque de fabrique des dernières photos de Marker ?www.fabula.org

Programme

•10h-10h15 | Accueil des participants
•10h15-11h | Philippe Bazin (École Nationale Supérieure d’Art de Dijon) : « Les transports de Chris Marker. À propos de Passengers ».
•11h-11h45 | Christa Blümlinger (Université Paris 8, ESTCA) : « L’attraction du Musée. Notes sur Chris Marker ».
11h45-12h : Pause
•12h-12h45 | Pierre Gaudin (École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles) : « La photographie filmée comme document-matière et document-mémoire chez Chris Marker : prise de vue photographique et montage cinématographique ».
12h45-14h45 : Pause déjeuner
•14h45-15h30 | Vincent Jacques (École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles, LEAV) : « Floue, lisse, pliée : métamorphoses de la photo chez Chris Marker ».
•15h30-16h15 | François Niney (La Fémis, IRCAV) : « Un battement de cil, un battement de coeur : photo animée et photogramme arrêté, le “cinémarker” entre reprise et suspens du temps ».
16h15-16h30 : Pause
•16h30-17h15 | Bamchade Pourvali (Université de Paris Est-Marne la Vallée) : « Philosophie de la photographie et mise en page chez Chris Marker ».
17h30 : Fin de la journée

Chris Marker Month at MUBI

Our friends at MUBI are putting on a Chris Marker retrospective this Summer, giving UK members the ability to see Chris Marker films online for a small monthly fee. I’m trying to get more details on the programming & country limitations, so please check back here. Note 7/28/15: I’ve confirmed that the retrospective is limited to the UK site.

We’ve been adding one title a week for the past three weeks, and from tomorrow July 29th (and as I’m sure you know, the anniversary of Marker’s birth and death) the four of them will be live.

IN CELEBRATION OF CHRIS MARKER
This summer we’ll be hosting a retrospective on one of our all-time favourite auteurs, Master film & video essayist Chris Marker. Each week we’ll play one of his most iconic works.MUBI Marker Month

MUBI is known for its informed, eclectic and globe-spanning programming. The site has a large archive of films known and unknown, a selection of which are available live at any given time. MUBI screens classics and obscure indie films alike, all curated by people with great taste & wide-ranging interests. You won’t find this cinéphilic catalog on Netflix. In addition, extensive user-contributed lists, ratings, favorites & following functionality add a social media dimension to the site.

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Fonds Chris Marker – 550 Grands Cartons chez Cinémathèque française

Pleased to see a web presence for the estate of Chris Marker at the Cinémathèque française: www.cinematheque.fr. Here is the current communication available, discussing the reception of 550 large boxes from the Marker’s personal estate, the sum total of his books, harddrives, memorabilia, computers, press clippings, keepsakes from uncountable years of travel. What followed and still follows is an inventory of all these materials. This article represents a ‘state of the estate’ two years in to a three year project of conservation and curation. Here’s the English translation State of the Estate.

Fonds Chris Marker : où en est l’inventaire ?

Au printemps 2013, la Cinémathèque française a accueilli dans ses réserves 550 grands cartons de déménagement contenant les archives de Chris Marker, décédé durant l’été de l’année précédente. Sous la conduite d’un comité scientifique composé de personnalités proches du cinéaste et familières de son œuvre, l’inventaire du fonds a débuté rapidement. La durée totale de l’opération était estimée à environ trois années. Où en est-on, deux ans après ?

Les 550 cartons qui composent le fonds se répartissent comme suit :

5 cartons d’affiches ; 6 cartons de disques vinyles, documents sonores ; 15 cartons de photographies ; 39 cartons d’appareils informatiques, vidéo et disques durs ; 55 cartons d’objets, miniatures… ; 66 cartons de supports audiovisuels (Beta, master…) ; 98 cartons d’archives (presse documentation, dossiers) ; 112 cartons de VHS et DVD édités et d’enregistrements personnels ; 137 cartons de périodiques et d’ouvrages.

A ce jour, les cartons de photographies ont été entièrement inventoriés, bien que toutes les photos n’aient pas encore pu être identifiées. De même, l’inventaire des appareils est achevé. La bibliothèque de Chris Marker, riche de quelque 137 cartons, a fait l’objet d’un travail approfondi en voie d’achèvement. Bibliothèque de travail, et non de collectionneur, elle présente la singularité que chaque ouvrage est truffé de documents divers : correspondances, coupures de presse, etc. Chaque volume a ainsi dû faire l’objet d’une description précise des éléments qu’il contenait. Pour rendre compte de cette bibliothèque, le rapport d’inventaire sera certes instructif, mais à l’évidence insuffisant. Un projet de bibliothèque virtuelle est donc à l’étude.

L’inventaire se poursuit actuellement avec les objets, les affiches, les supports audiovisuels et les archives papier. Ce travail devrait être achevé à l’automne 2015. L’inventaire des disques durs, sur lesquels Chris Marker a travaillé au cours des vingt dernières années de sa vie, a également débuté. Ces disques contiennent plusieurs millions de fichiers. Mener à bien la description de ces contenus sera un travail de longue haleine. De même, un premier travail a été mené sur le fonds de près d’un millier de disquettes informatiques, par une conservatrice spécialiste de ce type de support. Un travail de sauvegarde et de restauration, préalable indispensable à l’inventaire des contenus, sera mené dans les prochains mois.

Dans le courant de l’automne, ce sont les collections de VHS, DVD, CD et disques vinyle qui seront inventoriés, permettant ainsi, à l’horizon de l’été 2016, d’avoir analysé l’ensemble des cartons du fonds et d’avoir ainsi une première vue globale de sa cohérence et de sa richesse. Le travail de catalogage pourra alors commencer, l’objectif demeurant de mettre le fonds à la disposition des chercheurs à l’horizon de 2018, en même temps qu’il sera présenté sous forme d’une grande exposition à la Cinémathèque française, sur laquelle le comité scientifique commence déjà à travailler.

Rappelons que ce comité est composé de : Raymond Bellour, écrivain, critique, chercheur et enseignant ; Laurence Braunberger, productrice ; Jean-Michel Frodon, journaliste et enseignant ; Raymonde Morin-Bouche, représentant la succession Chris Marker ; Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque française ; Christine Van Asche, conservatrice honoraire au Centre Georges Pompidou.Joël Daire, avec le concours de Valérie Sanroma-Kernke et Marie Bergue

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